Timworld, les aventures multiculturelles d'une jeune maman

Timworld, les aventures multiculturelles d'une jeune maman

Mes amours , mes enfants


Aux délices de nos anges!

 

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Pour les futures, nouvelles et "anciennes" mamans, pour nous toutes qui nous posons ces questions quotidiennes "qu'est ce qu'ils /qu'elles vont manger aujourd'hui?" "Quelle quantité? " " Qu'est ce que ce petit être peut manger ou pas? " et aussi Madame, qu'est ce qu'on prépare aujourd'hui? Il faut gérer les goûts divers et variés dans la patience et la persévérance. On essaye les aliments un à un, les recettes simples et parfois improbables et on se surprend à danser, à sauter ou a applaudir quand enfin, enfin! l'enfant avale une cuillerée ou fini son plat! Youpiii! On se comprend n'est ce pas...? Vous vous reconnaissez? Rigolant

 

Avec les enfants il faut tester les aliments, les mélanges, les combinaisons pour déterminer ce qu'il préfère ou pas. Pour détecter les allergies il est conseillé pendant la diversification alimentaire, donc à partir de 6 mois, de donner le même aliment (fruits ou légumes) pendant 3 jours successifs pour savoir comment l'enfant réagi avant de passer à un autre.

 

Je ne suis pas nutritionniste mais humblement et avec ma petite expérience de mère de 3 enfants (une fille de 4 ans et demi et des jumeaux fille et garçon de 19 mois) je vais vous donner quelques idées pour agrémenter les bouillies, les repas et les desserts de nos petits anges.

 

A SAVOIR :

1. la pomme, la carotte, le riz constipent il faut donc leur ajouter d'autres fruits ou légumes et ne pas en donner tous les jours à chaque repas surtout quand bébé est constipé. Mais en cas de diarrhée ces derniers sont conseillés et surtout la banane. En tenir compte pour le choix des bouillies, repas et goûter. 

2. Fruits et légumes sont la bases d'une bonne alimentation. Les lipides, les protéines, les glucides et les vitamines sont tout aussi très important pour le développement physiologique et psychique des enfants. Les quantités et les dosages sont disponibles avec votre pédiatre, sur le net et dans les livres. Ma base de mesure à moi est 1 cuillerée à sucre par repas et par enfant pour le beurre, l'huile et le sucre. 

 

LES BOUILLIES 

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Bledine choco, Farilac vanille, Bledine lactée croissance, Cerelac, bouillie de mil, bouillie de riz 

 

Il existe des bouillies infantiles à partir de 4 mois, selon l'appétit de votre enfant demandez

conseil à votre pédiatre avant de commencer la diversification alimentaire. Les mois sont toujours mentionnés sur l'emballage ainsi que les dosages et les mesures d'hygiène à respecter scrupuleusement. L'eau doit être minérale, de source, filtrée ou sinon impérativement bouillie à l'avance sous nos tropiques. 

 

- Je suis pour les farine de chez nous et les bouillies de farine de mil, petit mil, maïs , riz ou les mélanges de plusieurs d'entre elles sont mes incontournables. Sans grumeaux à 6 mois et avec de petits grumeaux si on le souhaite à partir de 10 mois.

- Pour le petit déjeuner et le dîner je rajoute  à 6 mois de la farine non lactée (sans lait) à leur biberon de lait. A partir de 10 mois il existe des farines au chocolat, à la vanille qu'on peut utiliser pour varier le petit déjeuner. 

- Pour les repas il existe aussi une diversité de bouillies lactées, non lactées de toutes les saveurs: au fruits, au légumes, aux féculents,... à vous de tester jusqu'à trouver ce qui convient le mieux à votre bébé. 

 

Petite astuce

Pour adoucir encore plus les bouillies (à donner à la cuillère) et agrémenter la saveur, rajouter: 

- 1 cuillerée à sucre de beurre pour l'apport en lipides indispensables à leur développement.

- 1 cuillerée à sucre de sucre  (selon la quantité et si la bouillie n'est pas naturellement sucrée: mil, maïs, etc)

- 1 pincée de sel 

- la quantité appropriée de leur lait de suite (facultatif) , pour ma part je préfère les laisser découvrir les saveurs de la bouillie naturel et je donne un biberon de lait après. 

 

LES PLATS 

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 Voilà la partie où le casse tête s'intensifie! Quel repas donnez? Pour les recettes faites simple et bon. Les recettes sur la photo :

- Tô sauce gombo sec ou frais ou feuilles de baobab séchées : à partir de 6 mois faire un tô ou (pâte)  très léger avec une sauce légère sans épices fortes mais avec de la viande ou du poisson  (1 cuillerée à sucre). Tô de maïs, de farine de manioc ou un mélange des 2 que j'ai essayé et que les miens adore! 

- Soupes ou bouillons de poisson, viande ou poulet à partir de 6 mois. Y mettre toujours 1 cuillerée à sucre d'huile ou de beurre. Pour celle au poulet laisser bébé mordiller l'os ça soulage ses gencives pendant la poussée dentaire et surtout ça l'amuse! 

- Riz sauce feuilles ou tomate: à partir de 10 mois et le riz doit être très bien cuit et sauce légère et douce. 

- les pâtes: à partir de 9 mois en général ils adorent! Soupe de pâtes ou vermicelles , pâte bouillie avec 1 cuillerée à sucre de beurre et 1 portion de vache qui rit ou pâte sauce tomate ou viande hachée. 

- Les purées : pommes de terre, patate douce, courges, haricots verts, courgettes, bref des légumes et féculents de votre choix. Mettre la pomme de terre ou les autres légumes à la vapeur (la vapeur conserve mieux les nutriments) puis mixer avec 1 cuillerée à sucre de beurre, 1 portion de vache qui rit, 2 pincée de sel et de l'eau ou du lait de suite. 

- Alloco ou frites avec des boulettes : à partir de 15 mois. Faites simple et laisser les tenter de manger seuls, ce sera un vrai bordel après mais c'est l'apprentissage de l'autonomie!  

 

Il existe des petits pots tout prêts de différentes marques sur le marché qui sont pratiques pour les début et souvent plus hygiéniques. Quand on voyage ou qu'on change de pays ça sauve vraiment. Les faits maison c'est le top mais honnêtement avec toutes les obligations il est difficile d'en faire tout le temps mais faites en souvent.

 

Si vous n'êtes pas sur de la provenance et des modes de cultures des fruits et légumes sur le marché et de leur teneur en pesticides et surtout pour vous dépanner périodiquement n'hésitez pas à les utiliser en lisant bien la notice, les ingrédients, le mode de conservation et les règles d'hygiène.

 

Les repas ou les petits pots sont à réchauffer au bain marie, au micro ondes (seulement par vous même) ou dans une casserole spéciale pour les repas de bébé. Dans tous les cas pour éviter les brûlures , mettez une goutte du repas sur le dos de votre main pour mesurer le degré de chaleur avant de donner à bébé. 

 

LES GOÛTERS 

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 Fruits, compotes, yaourts, biscuits et jus! 

 

Le goûter est le moment qu'ils aiment le plus en général, c'est un moment de douceur entre 2 repas. Quelques idées :

- Compotes de fruits frais avec des fruits biens mûrs à partir de 6 mois: pomme, banane, mangue, poire, papaye, melon, pastèque, prune, pêche, dattes, fraise, kaki, etc. A 6 mois les fruits doivent être préalablement cuits à la vapeur (sauf peut être la pastèque) avant de les mixer (lisse sans grumeaux) sans sucre ajouté. A partir de 10 mois on peu les écraser à la fourchette et seul la pomme nécessite le passage à la vapeur. À partir de 12 mois leur donner les fruits en petits morceaux. 

- Fromage blanc et Yaourts : il existe plusieurs marques et saveurs, Petits Filous, Gervais, etc à partir de 6 mois , c'est bon et il faut savoir que 1 pot représente 1 biberon de 150 ml. A partir de 10 mois ou 12 on peut donner les yaourts natures. Vous pouvez aussi faire des yaourts maison avec le lait de suite de bébé. Je prends toujours des marques locales selon les pays, c'est plus frais, et il faut s'adapter, les importés c'est pour varier de temps en temps. Toujours regarder les dates de péremption et goûter avant de donner à l'enfant. J'ai bien dit goûter par boire la moitié du pot Clin d'œil

- Les biscuits à partir de 12 mois selon les goûts de vos enfants. Certains aiment le sucré d'autre préfère le salé. Nature, au coco, au beurre, au chocolat, à vous de voir mais pas tous les jours. 

- Les jus de fruits naturels  à partir de 6 mois: comme pour les compotes essayer les fruits un à un toujours avec de l'eau minérale ou préalablement bouillie. Le jus d'orange est bien quand il est frais et pressé juste avant de donner à bébé, après 2h même au frais il perd la grande majorité de ses vitamines. Éviter cependant les fruits aigres, trop acides. 

Gâteaux moelleux, crêpes, beignets de bananes ou karakoro à partir de 15 mois.

- Les bonbons, chocolat et glaces à éviter avant 18 mois ou 4 fois maximum par mois. Inutile de donner des caries à des dents qui n'ont même pas fini de pousser. 

 

Idées goûters selon les âges :

 

1. 6 mois et plus

- 1 pot de compote (100g) avec des fruits aux choix 

- 1 pot de Fromage blanc : petits Filous et autres 

- Jus naturels

- 1 pot de compote de fruits + 1 Gervais 

 

2. 10 mois et plus  :

- 1 pot de Compote de fruits (120 g) au choix + 2 biscuits 

- 1 pot de Yaourt + 2 biscuits

 

3. 12 mois et plus:

- Fruits en morceaux + 1 pot de yaourt

- 1 morceau de cake + 1 pot de yaourt yaourt ou de compote

 

4. 15 mois et plus:

- 2 à 4 Beignets ou karakoro + jus ou 1 pot de yaourt

- 1 crêpe + jus ou 1 pot de yaourt

- 1 fruit frais + 2 biscuits

- 1 pot de Yaourt + fruits frais en morceaux 

- Jus nature ou en brique (naturel) + 2 biscuits 

 

IMPORTANT 

- L'hygiène est impérative!!! Pas de paresse ou de négligence, leurs organismes sont fragiles. 

- Le miel est conseillé à partir de 12 mois. En donner une cuillerée à sucre chaque matin ou en mette dans le jus de fruits c'est excellent pour le cerveau et tout le corps. 

- Toujours vérifier la température des biberons et des repas avant de donner à bébé. 

- Les fruits de mer et les crustacés à partir de 15 mois dans la sauce.

- Les fruits secs : arachide, noix, amandes, ... à partir de 18 mois et toujours concassés et sous contrôle pour éviter les risques d'étouffement. 

- En cas d'allergie ou de réaction à un aliment aller consulter au plus vite. 

- Pour nettoyer la lange et les dents  en cas de dépôt et avant de pouvoir les brosser, entourer votre doigt propre de coton ou compresse stérile mouillés avec une pincée de bicarbonate de sodium. 

- Je suis pour le sevrage en douceur c'est à dire diminuer les tétés sur un mois. Si par exemple bébé tète 3 fois par jour là première semaine  ou les 10 premiers jours on arrête une tétée, la seconde on arrête une autre et la troisième on supprime la dernière tété. La quatrième semaine on tient bon pour ne pas céder tout en lui proposant d'autres saveurs au risque de céder et de tout recommencer à zéro. De toute façon votre production de lait diminuera au fil du mois. Cette méthode est moins traumatisante pour eux et pour nous. 

 

Dans tous les cas essayez, testez, recommencez jusqu'à trouver ce que votre enfant aime. Il faut beaucoup de patience, de calme, de self control et de persévérance. Il faut aussi savoir distinguer un refus ou un dégoût vis à vis d'un repas d'un simple caprice.

 

A vous de jouer! Partager avec nous vos bons petits plats pour enrichir nos menus.  

 

Bon appétit!!!!

 

Tim

 

 

 

 


29/04/2016
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Maman tu sais...

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"Maman tu sais j'ai fait un beau coloriage à l'école aujourd'hui". "Maman j'ai faim". "Maman je me suis blessée en jouant". "Maman... maman... maman..." Vous êtes vous déjà demandés combien de fois on vous appelle maman chaque jour?

 

J'ai fini par faire un décompte. Vous vous direz que j'ai beaucoup de temps... pourtant pas mais je voulais vraiment savoir à combien de sollicitations maternelles sérieuses, futiles et rigolotes je répondais par jour. Je suppose que ça les rassure de nous appeler, que c'est leur manière à eux de bien nous identifier et de communiquer et il est important de les écouter autant que possible. 

 

Mon aînée m'appelle en moyenne 5 fois/heure quand elle est à la maison (et moi aussi) et qu'elle est éveillée. Donc pour une journée normale d'éveil ensemble de 8h à 20h (8h et 20h inclus) ça nous fait 13h donc 65 fois. Mais elle au moins me dit quelque chose de compréhensible même si c'est souvent futile pour moi mais très très important pour elle.

 

Les jumeaux eux m'appelle chacun en moyenne 20 fois/jour et très souvent pour rien juste pour entendre le son de leur propre voix. Donc 105 appels et interpellations par jour en moyenne sans compter les jours de maladies, les poussées dentaires où ils sont particulièrement grincheux et ceux où ils décident de faire du mot "maman" une chanson pour me rendre folle. 

 

En début de journée je réponds toujours: "oui chérie" "oui champion" "oui mon coeur" "oui bébé". Plus la journée avance plus les petits surnoms disparaissent ça devient "Oui" tout court et après ça vire à "Hummm" puis à bout je réponds "Quoi???". Je sais c'est pas sympa mais au bout du 80 ème appels sans raison sérieuse tu peux péter un plomb. 

 

Je me demande comment a fait ma mère avec 7 enfants (plus tous ceux qu'elle a élevé qui sont tout aussi nombreux). Bravo et encore merci maman pour tout!!! Certains enfants qui peuvent téléphoner appellent même leurs mères plusieurs fois par jour juste pour demander "quel biscuit manger au goûter", où pour expliquer "comment son frère ou sa soeur l'a frappé au point de le blesser et qu'il saigne beaucoup beaucoup..." Oui quitte à appeler autant exagérer et paniquer maman pour qu'elle rentre.  

 

Remarquez que quand nous sommes en danger on a tendance à appeler au secours "maman", ça doit être un réflexe naturel. Actuellement mon fils appelle même son père "maman" , ça ne réjouit pas beaucoup ce dernier mais c'est une étape. Il sait pourtant très bien dire "papa" du haut de ses 17 mois et quelques. Bravo aussi aux papas qui assument brillamment leurs rôles et qui soutiennent les mamans au quotidien! 

 

La majorité des enfants dit toujours que si "le monstre les attaques c'est papa qui va le taper" mais quand ça chauffe c'est bien "maman" qu'on appelle. C'est peut être parce que inconsciemment ils savent tous que papa peut taper le monstre mais c'est maman qui soigne les bobos réels et imaginaires, ceux du corps et de l'âme et cela toute sa vie. 

 

Mais c'est plutôt mignon, je vais en profiter pendant qu'ils le font avec autant de joie et d'amour. Avant les crises de pré-adolescence, d'adolescence, les départs pour les études où je vais quémander les appels, le mariage et toutes les aventures et étapes que la vie leur réserve. Tout ça est bien loin pour le moment, que Dieu nous permette de les vivre à leurs côtés. Pour le moment j'en profite quitte à me rendre joyeusement folle.

 

Les futures mamans preparez vous! En attendant prenons tous bien soin de nos mamans si elles sont toujours de ce monde, prions pour elles si elles ne sont plus et aidons les orphelins tant que nous pouvons car c'est vraiment dur de grandir sans sa mère, sans père ou même les deux. C'est si triste. 

 

Je vous laisse car on m'appelle encore pour la énième fois aujourd'hui et je dois aussi appeler ma maman...

 

Gros bisous à vos anges! 

 

Tim

 

 


03/03/2016
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Bébé dévient grand - frère ou grande soeur, le rôle des parents.

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Ma fille aînée adorée a eu 4 ans en Octobre 2015! Dieu merci! Cette première année 2014-2015 à être une koro (aînée en Djoula ) n'a pas été de tout repos ni pour elle ni pour nous. Heureusement, maintenant, tout rentre dans l'ordre.

 

Née en 2011 elle est la première merveille du monde pour son papa et pour moi (les pyramides et la grande muraille de chine nous, nous les classons juste après elle). Elle est adorable, dynamique, a beaucoup de caractère mais est douce, très malicieuse et sensible. Ce dernier point nous l'avons noté au cours de cette année. Nous ne vivions que tous les trois pendant les trois premières années de sa vie et puis il a fallu qu'elle nous partage.

 

Ma grossesse gémellaire n'ayant pas été de tout repos, malgré toute ma volonté parfois je n'arrivais pas à lui accorder toute l'attention nécessaire. A lire De 3 à 5, 1 an d'aventure gémellaire! . Elle a alors commencé à devenir très capricieuse, à pleurer pour tout et pour rien. Elle a régressé sur beaucoup d'acquis: l'apprentissage de la propreté et même le langage.

 

Nous avons pourtant pris le soin de lui expliquer ce que je vivais. Les deux bébés dans le ventre de maman qu'elle pouvait sentir bouger. Mais ce qu'elle voulait c'est mieux comprendre et surtout savoir pourquoi ça lui arrive à elle? Elle était tellement mieux toute seule. Se retrouver avec un petit frère et une petite soeur tout d'un coup la pauvre! Devoir partager les bras, les jambes, les câlins et le coeur de ses parents avec 2 autres personnes, je comprends que ça puisse perturber.

 

Puis vint la naissance, ils sont deux, toute l'attention se dirige vers eux. Surtout les deux premières semaines avec leur lot d'émotions. Et je la sens un peu perdue malgré nos efforts et en demande permanente d'attention. Viennent ensuite les remarques des gens: ils sont trop mignons les jumeaux/ ta petite soeur est plus jolie que toi/ elle est plus claire que toi/ elle t'a détrônée... Ça ne partait pas du tout d'une mauvaise intention de leur part mais elle est petite et ça marque.

 

Puis un jour elle dit à un des jumeaux encore bébé : "tu souris avec mon papa? Tu connais mon papa? ". Et là ça m'a fait un choc, elle n'a pas encore accepté l'idée même de nous partager. Elle vit avec les bébés mais le liens entre eux, elle et nous lui semble très peu clair. Pour elle ce sont les bébés de maman vu qu'elle a constaté qu'ils étaient dans mon ventre, mais quel lien avec son pauvre papa? 

 

Nous lui expliquons de nouveau la situation mais elle fait des bêtises sciemment juste pour attirer notre attention, je m'énerve parfois, je crie , je donne des fessées mais elle recommence. Mon entourage attire mon attention sur son mal être et me dit une phrase qui me reste "un enfant ne régresse jamais sans raison". Donc nous lisons beaucoup sur le sujet et prenons des conseils avec nos aînés et d'autres parents. Nous essayons de lui accorder plus de moments d'attention. 

 

Sans son père pendant quelques mois (j'ai préféré accoucher à Ouagadougou et non à Libreville), j'avoue que j'étais débordée et dépassée par ma propre vie parfois. Mes hommages et tous mes respects aux mamans seules qui assument les deux rôles! Il faut savoir que mon aînée tombe malade à chaque fois que nous sommes loin de son père et guérit comme par miracle dès qu'on le retrouve! C'est perturbant et très ingrat. Quand nous l'avons retrouvé ça a commencé à aller mieux. Et depuis nous prenons nos marques à 5 désormais. Nous jouons avec elle, nous avons des moments de câlins, nous l'amenons en balade chacun séparément ou juste tous les trois.

 

Quand je la récupère à l'école je l'amène parfois avec moi faire des courses ou juste nous promener. Et surtout nous lui disons qu'elle est grande , jolie, gentille, que nous l'aimons toujours autant et qu'elle est une bonne et gentille grande soeur. Et franchement elle l'est. Certains aînés développent parfois de la violence envers la mère enceinte (en tapant exprès sur le ventre) ou des bébés. Nous avons eu la chance de ne pas connaître avec elle ce type de comportement.

 

J'ai lu dans un bouquin qu'il est recommandé d'avoir un autre enfant quand le précédent à 2 ans ou d'attendre carrément qu'il ait 5 ans. A 2 ans il est encore bébé et à 5 ans il comprend mieux. Parce que à 3 ans il est à un âge intermédiaire et est très vulnérable. 3 ans c'est aussi l'âge de la scolarisation et l'enfant peut le vivre comme une mesure d'éloignement forcé qui le sépare de vous pendant que le nouveau bébé en profite à temps plein.

 

Dans tous les cas prêtez attention aux changements de vos enfants et de l'impact des changements sur eux. L'arrivée d'un petit frère ou d'une petite soeur peut très bien se passer mais peut aussi énormément perturber le ou les aînés. Nous négligeons parfois certains aspects, surtout en Afrique, mais certaines rancoeurs entre frères et soeurs dans l'enfance ou même à l'âge adulte viennent de la manière dont les parents ont géré ces moments. 

 

Nous avons appris énormément en une année, de nos enfants, de nous même. Nous apprenons toujours d'ailleurs. C'est pas simple d'être parent, éduquer un être humain pour qu'il puisse affronter la vie est une lourde tâche. Mes conseils pour préparer et guider l'aîné sont:

- le dialogue permanent : prendre le temps de lui expliquer les choses et surtout l'écouter.

- Les moments d'exclusivité : des moments rien qu'à lui ou vous ne vous occupé que de lui. Sortie, histoires, jeux, lecture, danse,... 

- Les câlins : les marques d'amour permettre à l'enfant de se construire et d'avoir confiance en lui. Le monde est déjà assez dur comme ça alors aidez le à prendre de l'assurance.

- Son rôle et sa place dans la famille : lui expliquer qu'il est l'aîné, lui confier des responsabilités qui l'aide à assumer son rôle.

- L'envie et les comparaisons : l'éloigner de l'envie et de la jalousie entre frères et envers les autres en lui faisant aimé ce qu'il a déjà et pour cela il faut être juste envers tous. Lui apprendre à partager avec autrui et à être fier de ce qu'il a. Surtout éviter les comparaisons désobligeantes entre les enfants. Lui apprendre la gratitude et à se surpasser sans piétiner et faire du mal aux autres pour atteindre son but. C'est la meilleure éducation que j'ai reçu et j'en remercie éternellement mes parents.

- l'autonomie : il faut l'aider à être autonome et responsable à se débrouiller seul tout en sachant qu'il peut compter sur vous. Lui confier de petites tâches comme ranger ses jouets, vous aider à mettre la table, mettre ses vêtements sales dans la corbeille à linge, etc.

- Les principes et les règles de vie : il faut lui inculquer vos principes de manière claire et avec persévérance. Par peur de le voir pleurer aujourd'hui c'est vous qui risquez de pleurer demain. Un enfant à besoin de règles claires pour se construire et être assuré d'être protégé par vous.

 

Avec l'expatriation tout change autour d'eux si souvent qu'il est nécessaire qu'ils aient un socle solide. Nous nous y attelons. Avec l'aide de nos familles et de leurs précieux conseils, de nos proches, des spécialistes en la matière et de la lecture nous espérons être de meilleurs parents. Nous ne sommes pas et ne seront pas parfaits mais nous ferons de notre mieux. L'important est de reconnaître ses failles et de savoir se relever ensemble.

 

C'était donc ma modeste contribution de très jeune maman (riche de très nombreux neveux et nièces) pour vous. Que Dieu bénisse tous nos enfants et leur donne la baraka! 

 

Tim

 


09/10/2015
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De 3 à 5, 1 an d'aventure gémellaire!

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Février 2014 je découvre que je suis de nouveau enceinte. Mon aînée, cette boule d'énergie et de malice, avait 2 ans et quelques mois et sous les conseils de mon gynécologue et de mon entourage j'ai voulu agrandir la famille au plus vite. Après un traitement d'un mois me voilà en début Février 2014 avec un test de sang positif, très très positif en fait. Le taux de bêta-hcg aurait dû m'interpeller...

 

Début plutôt difficile  avec des nausées (désolée pour les détails ), fatigue générale et permanente, maux de hanches, etc. d'autant plus que ma première grossesse à été plutôt facile et calme. Mais je me rassurais en me disant que c'était peut être un changement de sexe et que comme on le dit chaque grossesse est différente d'une autre. Effectivement la différence était de taille! 

 

Mars 2014 , je vais allègrement à mon second contrôle. Tout se passe bien et là le médecin me demande "on avait dit que c'était 2" je lui demande donc tout naturellement "2 quoi??" Et bien 2 bébés me dit il calmement avec le sourire et de conclure "toutes mes félicitations madame" et la je sentie mes larmes couler, des larmes de joie, mais aussi de panique et de d'émotion. Je partie d'un rire nerveux, j'étais sous le choc et les questions pratiques se bousculaient dans mon esprit  (comment vais je faire??). Je suis sortie du cabinet et j'ai appelé dans l'ordre mon époux, puis ma mère et mes soeurs. Et ensuite je suis restée prostrée 30 bonnes minutes sur le volant avant de démarrer ma voiture pour rentrer. Moi maman de jumeaux! ?

 

En même temps cette nouvelle apportait des réponses à mon état général et me rassurais sur ma santé. Et pourtant ma soeur dès les premières semaines m'a dit que rien, à part des jumeaux, ne justifiait mon état.  En plus de ma mère qui me parlait tout le temps de jumeaux. Je me demandais vraiment d'où elles sortaient cette idée? Il est vrai que des deux côtés nous avons des jumeaux dans la famille très proche. Mais pourquoi nous?

 

Par contre du moment où je les ai sentis bouger j'ai su, sans aucun doute, et ce même avant l'échographie de confirmation, que c'était une fille et un garçon, (tout comme pour ma première grossesse), et je savais exactement qui était où , la fille à droite et le garçon à gauche  (ne me demandez pas comment je n'en sais rien). Confirmé donc grossesse gémellaire bichoriale biamniotique c'est à dire deux placentas, deux poches de amniotiques. Ils sont dizygotes c'est à dire deux oeufs différents (faux jumeaux ).

 

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Le reste de la grossesse se déroula avec des hauts et des bas, en plus des autres maux, interdiction de conduire à 3 mois à cause de mes douleurs aux hanches et au dos et une anemie sévère. Mais c'est surtout cette inquiétude permanente que j'avais quand à la suite de ma grossesse et de mon accouchement qui me stressais. Après les complications de mon premier accouchement et vu la logistique dont j'allais avoir besoin nous avons décidé que je rentrerai accoucher à Ouagadougou en famille. 

 

Je change donc de pays, de gynécologue, puis d'hôpital deux fois. Tout ça parce que je voulais vraiment m'assurer que tout irait bien pour les bébés et qu'en cas de problèmes on ne serait pas séparés. Le 13 Septembre, à presque 38 semaines et après de multiples péripéties quant à la clinique où je devais accoucher, mes bébés viennent au monde par césarienne. 9h19 pour le garçon 2,400kg puis 9h20 pour la fille 2,750kg (dans la tradition africaine c'est donc elle l'aînée des deux). J'entends leurs cris malgré leurs circulaires, ils sont là enfin! ! !  Je suis émue et je remercie Dieu pour cette chance inouïe.  Mon époux et les familles aussi!

 

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Le lendemain tout était normal quand on nous annonce que ma fille est trop claire pour que ce soit normal. Ils viennent la chercher sans m'expliquer, on craint une jaunisse qui nécessite des ultra violets et ils doivent l'amener ailleurs dans une autre clinique pour les soins. Toutes mes craintes ressurgissent et s'expliquent au même moments. Tout ce que je craignais arrive, être séparée de mes bébés.

 

Après quelques heures d'attente ce n'est pas la jaunisse mais le paludisme qu'elle a. Et là je panique, parce que le paludisme provoque des fausses couches et si elle est née avec j'ai peur qu'elle ait des séquelles et les médecins m'assure que non si c'est traité au plus vite. C'est une miraculée cette petite, une battante, en à peine 24h de vie elle a été piquée de toutes parts pour des examens et séparée de sa mère. Autant vous dire que malgré ma fatigue je dormais à peine et je priais toute les nuits en allaitant mon fils resté avec moi. 3 jours sans elle...

 

Mesdames assurez vous de suivre tout le traitement contre le paludisme pendant votre grossesse. Après avoir changé de médecins et de pays on a oublié de me prescrire la dernière dose du traitement. Je ne savais même pas que c'était possible de naître avec le paludisme d'autant plus que ni moi ni mon fils n'étions positifs. Les médecins l'expliquent par le fait que j'ai dû l'avoir et que je l'ai évacué et que soit le garçon en a fait autant soit il ne l'a pas eu. 

 

Nous sommes tous sortis de nos cliniques respectives après 4 jours et un traitement orale à suivre à domicile pour les deux au cas où. Nous avons quand même dû menacer de prendre une chambre dans la clinique de ma fille si on ne la libérait pas ce jour là malgré tous les tests négatifs. Parce qu'il était hors de question pour moi que je rentrer sans un de mes bébés à la maison. Ce pédiatre n'avait aucune diplomatie, aucun tact, sans le calme olympien de mon époux je l'aurais très certainement étranglé.

 

10 jrs après j'ai de violents maux de tête  et pendant un contrôle on découvre que j'ai 22.4 et 21.9 de tension selon les bras. Autant vous dire que j'ai frôlé de très très près un AVC. Manque de sommeil, stress, anemie, baisse brutale d'hormones, fatigue générale, césarienne, appels et visites incessants expliquent ces niveaux élevés de tension. J'ai eu après ça un petit coup de déprime, un baby blues passager, trop de stress d'un coup (à lire Déprimé(e) toi? ça n'arrive pas au africain(e)s...). Parce que oui j'ai eu très peur, mais bizarrement pas pour moi, non à aucun moment je n'ai eu peur pour moi même , j'ai eu peur que mes enfants soient orphelins, c'est pas pareil et c'est beaucoup plus effrayant!

 

Après toutes ces épreuves cette année a été jalonnée de joie , de peur, de centaines de couches et de boîtes de lait, de nuits très  très blanches. Tout prévoir en double, les petits bobos mais aussi les moments de joies! Gérer mon aînée et son équilibre et aménager du temps pour elle. Quand un des jumeaux est malade nous soignons les deux pour gagner en temps. J'ai appris à allaiter deux bébés simultanément  (oui c'est possible avec un coussin d'allaitement ou avec deux coussins tout simplement). Assis, à quatre pattes, debout et en mouvement , ils ont découvert le monde de tant de manière et en 1 an ils ont vécu dans 3 pays.

 

Mon fils est souriant mais ne plaisante pas avec ses heures de repas, enjoué et il prend son temps mais il fait bien les choses. Sa jumelle observe beaucoup avant de s'attacher aux gens, elle a un appétit féroce, elle a tout fait en premier, s'asseoir, aller à quatre pattes, marcher, ses dents. Différents mais très attentionnés l'un envers l'autre malgré les disputes dans un langage qui leur est totalement propre. Mais quand vous apparaissez dans une pièce et que vous voyez quatre bras tendus vers vous avec des sourires, des babillages et des "Maman" c'est tout simplement magique, unique, indicible, c'est une grâce et une chance que je savoure tout en remerciant Dieu tous les jours. 

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Pour celles qui veulent un bébé, des  jumeaux , des triplés, ... je vous le souhaite de tout coeur! Prenez vos traitements et vos vitamines  très consciencieusement. Prenez du fer, mangez sain , buvez suffisamment, reposez vous dès que possible et surtout écoutez votre instinct. Il vaut mieux être un peu paranoïaque que mort à mon avis. Que Dieu bénissent tous nos enfants et leur donne la baraka! Courage pour les mini-tornades que nous vivons au quotidien dans nos maisons.

 

Tim 


02/10/2015
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Rentrée et conséquences!

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C'est la rentrée dans de nombreux pays! Ceux qui ont intégré les systèmes français, américain et anglais sont rentrés depuis un peu plus d'un mois. C'est reparti pour les réveils mouvementés et bruyants, les supplications pour dormir encore un peu! Un tout petit peu! S'il te plaît maman juste un peu... Les maux de ventre, de dos, de doigt, de cou, de dent, de langue, de nez, de tête, de pied, de coeur, d'yeux, de cheveux, ... et oui tous les pauvres membres et organes du corps y passent! 

 

Ensuite le bain, où l'humeur massacrante de votre enfant et ses maux de "cheveux" vous demandent beaucoup d'optimisme pour ne pas finir aux urgences tant il a l'air mal. Et puis vient l'habillage, là les choses vont mieux , s'habiller, se saper , le fait d'être tout beau améliore brusquement sa santé.  Le petit déjeuner fini de le guérir et c'est parti pour l'école. Certains enfants vivent très bien toutes ces étapes et sont même pressés d'y aller, si vous êtes parmi ces heureux élus remercier Dieu et prier pour que cela dure.

 

>>> A lire Maman tu sais...

 

Selon le pays les enfants vont à l'école à pied, à vélo, en transport en commun, en bus scolaire, ou en voiture personnel en affrontant les embouteillages. Puis vient la séparation pour quelques heures. Et là c'est parfois le drame, certains sont excités et heureux de retourner à l'école et de retrouver leurs amis et pour d'autres c'est un vrai déchirement. Pour les enfants d'expatriés qui découvrent un nouveau pays, une nouvelle école, de nouveaux futurs amis ce n'est pas toujours évident. 

 

Tant de changement en ci peu de temps. Déménager d'un pays ou on avait ses amis et ses repères , arriver dans  un nouveau pays, une nouvelle maison, une nouvelle école... Pour les enfants, quelque soit leur âge, il est important de les accompagner et de les rassurer pour qu'ils s'adaptent mieux. Mais ces enfants expatriés quand ils sont bien suivis et encadrés ont une capacité étonnante à s'adapter et à se sociabiliser partout où ils vont.

 

 >>> A lire L'expatriation, un choix de vie .... ou pas?

 

Par contre si votre enfant tape des crises à s'en rendre malade tous les jours pour ne pas aller à l'école il faut savoir l'écouter pour savoir s'il n'y a pas d'autres causes que de simples caprices. L'inadaptation, le racket, la violence, les moqueries, le harcèlement,... sont réels et peuvent avoir sur lui des effets néfastes. Au CP ma maîtresse coupait tous les jours la moitié de mon goûter (elle était enceinte mais ça n'excuse pas tout), il a fallu la vigilance et perspicacité de ma mère pour comprendre ce qui m'arrivait. Elle s'est donc rendue à mon école et le problème à été résolu de manière tonique mais définitive! 

 

>>> A lire Baisse de rentabilité scolaire: et si ce n'était pas que de la paresse?

 

Quand vous êtes en expatriation vous avez le choix entre les écoles françaises (homologuées ou pas), les écoles américaines qui sont hors de prix (mais ça dépend pour qui ), les écoles privées qui dispensent les enseignements d'un des deux systèmes précédent avec en général un plus et les écoles locales qui dispensent le programme établi par le pays hôte. 

 

En expatriation en général quand vous partez pour découvrir le pays et vous y installer, la première chose à faire est de trouver l'école ou la crèche si vous avez des enfants. Chercher, visiter,  évaluer, renseignez vous bien avant de choisir la bonne en connaissance de cause. Cherchez sur le net, renseignez vous auprès des locaux et surtout des autres expatriés.

 

Lisez bien toutes leurs conditions ainsi que l'emploi du temps et le programme scolaire avant de vous engager. Vous êtes parfois sur la liste d'attente de certaines écoles qui selon, disons le franchement, votre statut dans la société et votre degré de solvabilité, trouvent la place pour vos enfants. Trouver l'école avant de trouver la maison est toujours plus adéquat, cela vous permet de limiter la zone de recherche et surtout de raccourcir votre trajet quotidien.

 

Depuis que ma fille est en âge d'aller à l'école nous avons choisi les écoles privées avec système français (pour la maternelle), homologuées ou pas pour la continuité. En effet quand on change souvent de pays c'est beaucoup plus pratique car l'enfant peut suivre le même programme quelque soit le pays. Les écoles françaises sont souvent saturés de demandes tandis que les écoles privées avec un système français sont parfois mieux lotis et offres plus d'activités et de conforts pour les enfants et ont surtout plus de liberté d'action.

 

Pour ma part ce choix à été difficile à accepter parce que je tenais à ce que ma fille fasse le programme de son pays. Qu'elle apprenne l'histoire et la géographie de son pays, l'hymne nationale, etc. Parce que connaître  l'histoire des gaulois et des châteaux forts c'est bien sympa mais connaître celle de la princesse Yennenga, de la reine baoulé Pokou, des empires du Mali, Songhai, de la résistante des rois africains à l'esclavage et à la colonisation c'est mieux! La réputation de certains systèmes sur la mentalité et le comportement des enfants m'inquiète beaucoup aussi.

 

Cependant je sais que l'école enseigne et que les parents éduquent. Ce sera donc à nous de leur inculque nos valeurs, nos normes d'éducation et de répondre à leurs préoccupations liées à toutes ces cultures qu'ils traversent. A nous de leur faire lire et connaître les histoires des rois et royaumes africains, de la civilisation africaine et de la beauté de ce beau continent dont ils découvrent la géographie à chaque voyage. On trouve aujourd'hui, fort heureusement, de nombreux livres, CD et même des jeux sur l'histoire de l'Afrique.

 

>>> A lire Bébé dévient grand - frère ou grande soeur, le rôle des parents.

 

Votre enfant va à l'école pas à l'aventure. Il est important de vous impliquer et de savoir ce qu'il apprend exactement et ce, que vous soyez ou pas en expatriation. Certains parents découvrent à la fin de l'année que leur enfant redouble, c'est tout simplement  inadmissible. Nous sommes tous pris par nos occupations personnelles et professionnelles mais il faut trouver du temps pour s'investir dans la vie scolaire de ses enfants, allez à ses représentations et aux conseils de classes. Récupérer les bulletins soit même pour connaître et corriger leurs lacunes.

 

Il est vrai que l'expatriation m'aide à mieux connaître mes enfants et à suivre leurs progrès, ils sont encore petits mais je sais que l'éducation que j'ai reçu m'aide à affronter la vie au quotidien et je tâcherai du mieux que je peux de l'inculquer aux miens. Nous ne suis pas parfaits et nos enfants non plus, mais nous serons meilleurs ensemble. 

 

Les "djoulas" disent que l'Homme reçoit 3 éducations au cours de sa vie : l'éducation donnée par les parents, l'éducation reçue à travers le mariage et l'éducation donnée par les enfants. Car oui nous les éduquons mais ils nous éduquent aussi à être parents et à nous enrichir de savoirs nouveaux. 

 

Excellente rentrée à tous et courage pour ces 9 mois d'aventures scolaires! Pour ceux qui ne vivent plus ces tourments BRAVO!!! Et pour ceux qui ne vivent pas encore ces moments, profitez bien, mais vraiment bien du moment présent...

 

>>> A lire Aux délices de nos anges!

 

Tim

 

 


02/09/2015
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