Timworld, les aventures multiculturelles d'une jeune maman

Timworld, les aventures multiculturelles d'une jeune maman

Ces petits riens qui les éveillent.

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Cette image n'est pas celle d'un tremblement de terre, d'une explosion ou d'une quelconque catastrophe naturelle. Non, c'est l'œuvre de trois êtres humains de presque 7 et 4 ans (jumeaux)!  Trois êtres débordants d'énergie que mon mari et moi hébergeons,  nourrissons, éduquons au mieux et aimons profondément. Parce que oui nous les aimons nos enfants ! Heureusement…

 

Leurs chambres et tous les lieux où ils passent subissent le même sort. Ils sont comme des tourbillons, comme des fourmis, amenant peu à peu leurs jouets et tout ce qui s'y apparente, avec eux dans toutes les pièces jusqu'à en faire une dune de jouets et de grand n'importe quoi.

 

Comme des ingénieurs ils dépiècent tous objets en leur possession. Nous pouvons trouver dans leur atelier des poupées ou des robots sans têtes, jambes, cheveux ou bras, des camions et voitures sans roues, sans volants et dont les passagers ont été massacrés et défigurés,…

 

>>> A lire Bébé dévient grand - frère ou grande soeur, le rôle des parents.

 

Il est vrai que ces jeux développent leurs sens et leur créativité. J'ai le plaisir de voir des constructions en légaux dignes de grands architectes, des préparations de mets avec des feuilles et des fleurs décorés à la perfection (ça donne presque envie d'y goûter parfois), des modèles de tenues faits avec des bouts de tissus qui peuvent inspirer les plus grands stylistes, des créations de bijoux en perles, bois et fleurs hors de prix et surtout de magnifiques dessins colorés qui s'affichent sur les murs de leurs chambres, de la nôtre et sur le frigo (j'essaye au mieux de limiter les zones d'affichage) Embarrassé.

 

Les parents que nous sommes encouragent cette créativité et nous leur rappelons surtout que chacun d'eux peut être ce qu'il veut à condition de travailler beaucoup et d'aimer ce que qu'il fait. Ils sont si fiers et heureux quand nous apprécions leurs “créations” et je sais que cela forge leur confiance en eux. En forgeant cette confiance en eux, vous éviterez à vos enfants bien de troubles psychologiques à l'âge adulte. “Bravo champion(ne)!” ou “Waouh, c'est magnifique mon coeur !” sont des mots que je prononce souvent et je vois comme ils aiment les entendre.

 

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 Cadeaux de la fête des mères et futur décoration...

 

Il n'y a pas de mode d'emploi pour être parents, notre propre éducation peut nous aider positivement ou négativement dans l'éducation de nos enfants. Pour moi aimer son enfant c'est le rendre autonome et indépendant tout en lui inculquant des valeurs de respect, de foi, de sens de la famille, de gratitude, de tolérance et de l'amour du travail bien fait. Tout un programme…

 

>>> A lire Tolérance, galanterie ou culture ?

 

Pour les responsabiliser par exemple, je prends plaisir à les laisser choisir leurs tenues pour l'école ou pour certaines sorties. Ça me soulage et selon moi ça leur apprend aussi les notions de “choix et de prise de décision”. Bien sûr parfois j’ajuste tout cela pour ma propre crédibilité et une certaine harmonie des formes et des couleurs mais surtout cela évite les drames matinaux…

 

Pour les canaliser et partager des moments ensemble je fais avec eux la pâte à crêpes, des gâteaux ou quelques plats simples. Chacun participe, l'un met le sucre, l'autre les œufs,  l'autre da farine, ils mélangent à tour de rôle, y'a des grumeaux mais ce n'est pas grave, l'essentiel c'est le moment et le plaisir de participer. Après la surface de travail et la cuisine ressemblent à un laboratoire de chimie où tout a explosé mais ça en vaut la peine.

 

>>> A lire Aux délices de nos anges!

 

Ma mère nous a toujours dit que “si tu ne veux pas voir ton enfant pleurer aujourd'hui pour son bien, c'est toi qui risque de pleurer demain à cause de ses actes”. Je partage entièrement cet avis. Dans un monde de consommation les enfants voient et veulent tout mais la notion de mérite est très importante, il faut mériter ses cadeaux et surtout l'enfant doit comprendre qu'il agit pour lui-même et pas pour vous faire plaisir sinon bonjour les chantages. 

 

Ne pas céder au moindre caprice juste pour qu'il arrête de crier et se rouler au sol, vous verrez que si vous ne cédez pas après quelques tentatives il évitera de se donner en spectacle, il sait que vous ne céderez pas et que ça ne marche pas avec vous. Surtout il est important que les parents aient la même position sur le sujet sinon ils feront de vous leurs marionnettes. Ce n'est pas en criant, pleurant et se jetant au sol qu'il obtiendra le poste, le financement ou l'aide dont il a besoin… sinon il y aurait des tests et des concours de pleurs et de roulades dans les tests de recrutement.

 

Si tu mélanges, tu arranges”, c'est ma devise. Quand ils mettent le désordre partout et bien ils ramassent et rangent avant de dormir ou de sortir. C'est épuisant de l'expliquer tous les jours mais à mon sens c'est nécessaire qu'ils le comprennent que c'est important dans la vie d'arranger ce qu'ils ont mélangé. Parfois je suis épuisée et eux aussi, j'oublie et ils font semblant d'oublier, je laisse passer mais j'y tiens et je tiendrai. C’est épuisant mais nécessaire d’assumer ses responsabilités et de respecter le personnel de maison.

 

Outre les notions d'hygiène élémentaires et ces petits gestes du quotidien, chacun d'eux met ou débarrasse la table après chaque repas, ils ramènent à la cuisine leurs assiettes et leurs couverts. Pour ça plus besoin de rappels incessants, merci mon Dieu! Rappelez vous que les mots magiques BONJOUR, MERCI, PARDON, STP les aideront toujours à avancer dans la vie, ils les doivent à tout le monde, aux parents, au personnel de maison, aux proches, à leurs amis et aussi aux inconnus de toutes conditions sociales. Ces mots peuvent leur ouvrir toutes les portes.

 

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    By www.jardinierdedieu.com/dynamique-entre-donner-et-recevoir 

 

De temps en temps, je les amène avec moi pour faire des dons ou ils participent à la préparation des dons avec nous afin qu'ils me voient les faire et qu'ils comprennent que c'est important de donner. Je fais avec eux le tri de leurs habits, chaussures et jouets à donner, savoir donner mon époux et moi l'avons appris de nos parents en les voyant faire et c'est ce que nous essayons de leur transmettre. Certaines séparations sont douloureuses pour eux mais elles sont souvent nécessaires alors j'explique, nous tombons d'accord sur quoi donner et garder sinon je tranche en dernier ressort Clin d'œil.

 

>>> A lire Plaisir d'offrir, joie de recevoir !

 

Les amener avec vous voir vos parents et vos proches, leur montre qu'ils devront aussi vous rendre visite quand ils ne seront plus sous votre toit. Hier, après un don en ce mois béni de Ramadan, ma fille ainée m'a dit "mais maman ils vont finir ton argent" je lui ai répondu "ce n'est pas grave, aujourd'hui ils en ont plus besoin que moi et tant qu'on donne on reçoit toujours. Tout ce qu'on donne nous revient d'une manière ou d'une autre", elle a souri et j'espère quelle le retiendra sinon je ne me lasserai pas de le lui répéter. 

 

Un proverbe dioula dit "tu accouches un enfant tu ne t'accouches pas toi même" pour dire que vous ne pouvez jamais totalement connaître votre enfant et tout ce qu'il est capable de faire, vous ne pouvez pas le connaître aussi bien que vous même. Vous l'éduquez mais il vit dans un environnement qui peut l'influencer positivement ou négativement. Nous prions pour eux et surtout nous essayons au mieux de leur donner les clés qui leur permettront de surmonter les épreuves de la vie et minimiser les influences négatives. C'est un travail constant.  

 

Nos enfants ne sont pas parfaits et nous non plus (loin de là) et nous ne voulons pas l'être. Ce sont nos imperfections qui font de nous des personnes uniques. Nous ne voulons pas éduquer des enfants parfaits, nous voulons éduquer des enfants aimants, responsables, autonomes, pieux et valeureux. Il y a un autre proverbe dioula qui dit que “l’Homme reçoit trois éducations, la première de ses parents, la seconde dans le mariage et la troisième avec ses enfants”. En somme, nous nous éduquons réciproquement nos enfants et nous. 

 

>>> A lire Baba, un homme bon!

 

PS: ce n'est pas la quantité de temps que nous passons avec nos enfants qui importe, c'est la qualité de ce temps. C'est la qualité de notre présence qui importe... J'y travaille toujours, c'est un challenge au quotidien. 

 

A tous les parents responsables et à tous ceux qui assument et assurent ce rôle BRAVO car nous écrivons tous les jours notre propre guide d'éducation que nous ajustons au fil des années et des expériences. Que Dieu bénisse et protège nos enfants et nos familles !

 

Tim

 

 

 

 

 

 

 


01/06/2018
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Mangoro Love

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La mangue et moi c'est une grande histoire d'amour ! Mon père adorait les mangues et il y avait et il y'a toujours chez nous, dans la maison de nos parents, à côté de la grande table à manger,  un grand panier rempli de mangues (quand c'est la saison) ou d'autres fruits et ce, toute l'année.

 

C'est la saison des mangues actuellement (depuis le mois de Mars) en Afrique de l'ouest ou du moins au Burkina et au Mali où je réside. Cette année je pense que d'ici la fin de la saison quelques mangues vont pousser sur mon corps tellement j'en consomme… Du petit déjeuner au dîner. Nature, en jus nature ou en cocktail de fruits, en dessert, en smoothie, en salades, etc.

 

>>> A lire Mangue et chouchou en folie!

 

Je teste toutes les variétés sur le marché. J'aime tout dans la mangue ! Certaines sont meilleures en jus comme celles appelées mangue-ananas, d'autres en salade ou dont la peau est comestible appelées ici “greffe ou greffée”. Au Burkina outre le grenier des mangues et des fruits qui est Orodara (région des Hauts Bassins), je raffole des mangue de Koudougou et/ou de Réo (Centre Ouest du Burkina). C'est comme si ces mangues là étaient plantées avec de la canne à sucre ou du miel, toujours délicieuses !

 

Au Burkina pendant la saison nous ne nous en privons pas. Après la saison nous retrouvons sur le marché des mangues séchées, du vinaigre de mangue et des jus embouteillées ou empaquetées. La mangue se consomme donc toute l'année sous ces différentes formes. A Bamako et Ouagadougou en ce mois d'Avril, selon la taille, pour 500 frs CFA je peux avoir 4 mangues moyennes ou 7 petites mangues, imaginez donc les prix en provinces... Quand je pense que je payais le kilogramme de mangue à Libreville à 1500 frs CFA, c'était parfois deux mangues moyennes ou 3 à 4 mangues pour deux kilogramme, venues de loin, parfois même de mon Burkina natal...  

 

>>> A lire Tous au sec! Ces aliments séchés que je découvre.

                 Dakar, Kampala, Libreville puis Antananarivo! 11 ans loin de chez moi...

 

Selon le site passeportsanté “La mangue est le fruit tropical le plus consommé au monde après la banane. Sa chair orangée et juteuse est une bonne source de fibres et de vitamine C. Elle aurait un potentiel anti cancer, notamment grâce à son contenu en antioxydants.” Nous sommes des milliards en nous en délecter avec plaisir !

 

Selon les nutritionnistes et plusieurs experts et diététiciens que j'ai lu et écouté, il est important de consommer des fruits de saison car c'est ce dont notre corps à besoin à ce moment de l'année. Les fruits et les légumes ne poussent pas par hasard à des périodes données, ils mûrissent au moment où notre corps à besoin de leurs nutriments pour bien fonctionner. Ils nous apportent les minéraux et vitamines nécessaires selon le climat nos besoins nutritionnels. Après les fraises, les mangues, alors pour votre santé consommez des fruits et des légumes de saison!

 

>>> A lire Madagascar en fruits et légumes!

 

De quel fruit est-ce la saison chez vous actuellement ? Merci de nous parler de vos fruits et légumes de saison et des transformation possible que vous en faites dans votre pays.

 

Que votre journée et cette semaine soient aussi douces que la plus succulente des mangues !

 

Tim.

 

 


24/04/2018
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Le bonheur c'est peu de choses.

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Le bonheur ne doit pas être une quête incessante pour un futur improbable mais un ressenti quotidien. Il y a autour de nous, tous les jours, des sources de bonheur et aussi infimes soient ils, ils existent. À nous d'être présents pour les observer avec nos yeux et surtout avec notre cœur.

 

Le bonheur c'est peu de choses...

C'est un levé, un couché de soleil sur nos vies.

C'est voir une étoile filante ou tout simplement des étoiles dans la nuit.

C'est le sourire, le rire, le regard ou les mots d'un enfant. 

C'est la présence d'un être cher.

C'est un "je t'aime", un regard, un toucher. 

C'est une soirée en famille.

C'est un repas partagé avec des proches ou des inconnus. 

C'est nourrir un animale.

 

>>> A lire Yala, d'un M à un autre!

 

Le bonheur c'est peu de choses....

C'est se donner et donner aux autres des marques d'attentions positives.

C'est un sourire, un compliment, un "merci", un "pardon".

C'est un (bon) repas.

C'est un nouveau gout qui exalte nos papilles.

C'est une senteur qui nous enivre, nous rassure ou qui réveille en nous des souvenirs enfuient.

C'est une musique qui nous transporte, nous berce, nous chavire.

C'est voir le monde avec des yeux positifs.

C'est une caresse, un massage, un tissu délicat qui glisse sur notre peau.

 

>>> A lire 7 jours, 7 expériences, 7 chances !

 

Le bonheur c'est peu de choses ....

C'est aussi se réveiller 5 minutes avant que ne sonne le réveil et se dire "il me reste encore 5 minutes de sommeil ".

C'est danser, fêter, savourer une sortie malgré le couvre feu (parental) en sachant qu'on sera grondé , privé ou battu... on ne vit qu'une fois.

C'est manger à la main et se lécher les doigts.

C'est échapper à une tragédie.

C'est éprouver un plaisir intense mais coupable. 

C'est une repentance salutaire.

C'est parvenir à sortir d'une relation malsaine et destructrice.

C'est chanter sous la douche.

C'est danser sous la pluie.

C'est ne pas envier autrui ni vouloir lui nuire.

 

>>> A lire Personne entière : tout ou rien!

 

Le bonheur c'est peu de choses...

C'est avoir le cœur et l'esprit en paix.

C'est pouvoir dormir sans tourments.

C'est voyager pour découvrir le monde.

C'est voyager en soi pour découvrir le but de sa vie.

C'est lire, écrire, dessiner, chanter, parler, transmettre un savoir ou une émotion. 

C'est trouver son talent et en vivre.

C'est prier et sentir cette paix intérieure, cette foi qui apaise et transcende, cette connexion unique avec Dieu.

C'est vivre selon ses valeurs, ses propres règles et se sentir bien.

 

>>> A lire Et si j'essayais?

 

Le bonheur c'est peu de choses... Des choses qui nous entourent mais que nous ne voyons plus ou n'apprécions plus. Le bonheur est pourtant là tous les jours en nous ou sous nos yeux.

Ouvrez les yeux sur les petites choses positives qui ponctuent votre journée. Notez les pour les relire et les revivre. Savourez vos petits bonheurs quotidiens. 

 

 Coach Fatim Touré


11/04/2018
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Idrissa Ouedraogo, souvenirs de Kampala.

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Idrissa Ouedraogo

 

 

Kampala Octobre 2010. En tant que Coordinatrice Culturelle de l'Alliance française de Kampala, nous organisions avec le Goethe-Zentrum (avec qui nous partagions nos locaux) le French-German  film festival prévu du 11 au 14 Novembre de la même année. Il ne nous restait que quelques semaines et aucun des cinéastes français n'avait répondu à notre invitation. Certains disaient pourtant pouvoir faire venir Gérard Depardieu mais ça c'est une autre histoire…

 

>>> A lire Dakar, Kampala, Libreville puis Antananarivo! 11 ans loin de chez moi...

 

J'avais rejoint l'équipe quelques mois avant et ce beau projet était déjà en cours d'élaboration. C'est donc avec un immense plaisir que je coordonnais ce projet avec ma collègue germanique. 12 films (longs et courts métrages, animations) étaient prévus à l'affiche, des films français, allemands et ougandais. Lors d'une discussion avec mon époux concernant la programmation française, il me posa cette question, “vous voulez un cinéaste français ou francophone. Si vous voulez un cinéaste francophone ça change tout, pourquoi ne pas inviter Idrissa Ouedraogo”, mon visage s'est illuminé ! Le frère du célèbre cinéaste burkinabè est un de nos voisins de quartier. Après avis et accord de ma hiérarchie l’invitation a été lancée et pour ma plus grande joie, acceptée ! J'étais tellement heureuse et fière de faire venir un cinéaste burkinabè mais surtout un artiste exceptionnel… je ne devais pas me louper puisque cette idée venait de (chez) moi.

 

A cause d'un changement de vol, Idrissa n'a pas pu être là pour le cocktail de lancement. Fort heureusement il arriva le lendemain fatigué mais sain et sauf. J'avais 26 ans, j'étais en admiration devant la simplicité et l'humilité de cet homme dont j'avais vu et revu les films, que dis-je, les chefs d'œuvres, sans jamais m'en lasser. Au programme son film KINI et ADAMS quelques uns de ses courts métrages, un dessin animé français côté francophone et le film “The PIANIST” une production germano-française, des films et courts métrages allemands et ougandais. Prévu aussi des séances de questions réponses après les projections et des masters class avec Idrissa et les cinéastes ougandais et autres invités présents.

 

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Le jour de la projection de KINI et ADAMS je me tenais à ses côtés, fière comme un paon face à cette salle pleine à craquer. Je jubilais. Les chaises du Cineplex Cinéma, Garden City Mall étaient toutes occupées, ainsi que les marches, il n'y avait plus de place pour rester debout et il y avait autant de personnes à l'extérieur, déçus de n'avoir pas pu entrer. Le festival a été un succès mais c'est la seule séance où il y a eu autant de monde. Les ougandais le connaissaient, ils connaissaient et attendaient ce film, ils voulaient voir Idrissa, ils étaient là pour lui et pour le célébrer ! C'était magnifique !!

 

>>> A lire Ouagalaisement vôtre!

 

Je me souviens de ce séjour et de l'honneur qu'il m'a fait de venir. Je me souviens de nos discussions libres, franches et pleines d'humour. Je me souviens de ta description passionnée de tes projets de films. Je me souviens de tes conseils, de cette sagesse et je me souviens surtout de cette simplicité qui te caractérisait. Ce séjour était pour moi une leçon de vie. Voir ces personnes, à son hôtel et au cinéma, l'approcher, lui serrer la main, prendre des photos avec lui, lui poser des questions, le féliciter , pleurer de joie en le voyant c'était incroyable. Je savais que l'homme avait du talent mais j'ai su à Kampala que c'était un artiste phénoménal et transfrontalier.

 

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Yaaba, Tilaï, Samba Traoré, Kadie Jolie,...toutes ces oeuvres m'ont fait pleurer, apprendre et rire. J'ai appris tonton, avec une immense tristesse, ton départ ce dimanche 18 Février. Tous mes souvenirs d'enfance devant la télévision familiale et ceux de Kampala me sont revenus… Mes prières t'accompagnent et j'ai une grande pensée pour ta famille, tes proches et tous les cinéphiles qui te pleurent. Je suis de ceux qui pensent que nous devons plus encourager et surtout célébrer nos artistes de leur vivant. Tu es venu sur terre, tu as vécu et tu as vaincu au Fespaco, à Cannes, Carthage, Berlin, Milan, Venise, Tunis,... et Kampala. Merci pour cette leçon de vie!

 

Tim, une cinéphile reconnaissante.


21/02/2018
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A nos amours!

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A nos amours doux.

A nos amours sereins.

A nos amours tendres.

A nos amours patients.

A nos amours exaltants.

A nos amours chavirants.

A nos amours impatients. 

A nos amours chatoyants.

A nos amours envoutants.

A nos amours virevoltants.

A nos amours énigmatiques.

A nos amours libres et assumés.

A nos amours perdus sans regrets.

A nos amours passionnés et intenses.

A nos amours qui rient et qui chantent.

A nos amours naturels et sympathiques.

A nos amours physiques et acrobatiques.

A nos amours compliqués et surprenants.

A nos amours puissants et bouleversants.

A nos amours limpides qui ne doutent pas.

A nos amours présents qui nous rassurent.

A nos amours idéalisés qui nous déçoivent.

A nos amours d'ici et d'ailleurs qui résistent.

A nos amours confus qui nous désorientent.

A nos amours absolus qui nous transportent.

A nos amours absents qui nous désespèrent.

A nos amours innocents qui nous fasconnent.

A nos amours transcendants qui nous élèvent.

A tous nos amours, différents, vivants et reels!

 

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Tim


21/02/2018
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